Le diagnostic immobilier de performance énergétique (DPE) a pour objectif de dresser un bilan complet de la consommation d’énergie d’un bien immobilier.
Il permet d’informer les acquéreurs ou locataires potentiels d’un bien immobilier sur la consommation énergétique et le taux d’émission de gaz à effet de serre de celui-ci.
Issu de la directive européenne du 16 décembre 2002 sur la performance énergétique des bâtiments, le DPE a été instauré par Jean-Louis Borloo, alors ministre du Logement, le 15 septembre 2006. Les dernières études évaluant le parc immobilier français comme extrêmement énergivore, limiter les déperditions d’énergies des logements devient dès lors une priorité. Un DPE permet en outre de proposer aux propriétaires des solutions adaptées.
Depuis le 1er novembre 2006, le DPE accompagne obligatoirement tout acte de vente. Depuis le 1er juillet 2007, il doit être fourni par le propriétaire d’un logement mis en location. Réalisé par un professionnel indépendant, le diagnostic immobilier de performance énergétique (DPE) prend place au sein du dossier de diagnostics techniques indispensable à chaque transaction d’un bien immobilier.
Par ailleurs, lors de la vente ou de la location d’un bien immobilier, qu’il s’agisse d’une maison ou d’un appartement, le diagnostic immobilier de performance énergétique fourni ne doit pas dater de plus de 10 ans. Celui-ci se présente sous la forme d’un ratio de consommation, exprimé en kWh par mètre carré et par an (kWh/m2/an) Economies de chauffage Un logement très économe verra son DPE inférieur à 50 kWh/m2/an, ce qui correspond à la classe A.
Des appartements de classe B, entre 51 et 90 kWh/m2/an, et de classe C, entre 91 et 150 kWh/m2/an, sont considérés comme économes.
Un appartement de classe D, de 151 à 230 kWh/m2/an, est moyennement économe. Des appartements de la classe G, dont la consommation est supérieure à 450 kWh/m2/an, sont considérés comme énergivores. Il existe quelques conseils pour réduire la facture liée au chauffage. Tout d’abord, il est préférable de fermer les volets et de tirer les rideaux dans chaque pièce pendant la nuit. Il est déconseillé de placer des meubles devant les émetteurs de chaleur, cela nuit à la bonne diffusion de la chaleur.
Si cela est possible, il est recommandé de réguler et programmer la température. Si l’on dispose d’un thermostat, il faut le régler à 19 °C. Pour ce qui est de la programmation, elle permet de faire varier cette température en fonction des besoins et de l’occupation du logement. Il vaut mieux couper le chauffage durant l’inoccupation des pièces ou lorsque les besoins de confort sont limités.
Afin d’assurer une remontée rapide en température, il est conseillé de régler à quelque 3 à 4 °C inférieurs à la température de confort pour les absences courtes. Lorsque l’absence est prolongée, on recommande une température « hors gel », fixée aux environs de 8 °C. Le programmateur assure automatiquement cette tâche. Par ailleurs, la réduction du chauffage d’un degré permet d’économiser de 5 à 10 % d’énergie.